Préparation

Préparation

La préparation physique est l’une des conditions pour réussir une course.
À chacun sa méthode, à chacun son parcours de reconnaissance…

Aurélien Collet, autodidacte passionné !

Ce qui frappe de prime abord chez Aurélien, c’est son contact facile, sa gentillesse innée et son sourire permanent !

Coureur depuis 2010, Aurélien pratiquait auparavant le VTT et plus généralement le vélo, mais il s’est tourné vers le trail pour profiter de la Nature avec ses échappatoires sportives. Ces moments de solitude en pleine Nature lui sont essentiels et nécessaires.

Dès sa première participation à l’Ut4M en 2015, Aurélien a enchaîné deux courses : l’Ut4M 40 Vercors et l’Ut4M 40 Chartreuse. Si l’Ut4M 160 Challenge a vu le jour, c’est un peu grâce à lui ! Car à l’époque, ce format dit de “challenge” n’existait pas encore. Ce concept — qui fait parcourir un massif le matin, profiter de sa famille l’après-midi et dormir une nuit complète — Aurélien l’ apprécie tout particulièrement.

Une belle histoire est née entre Aurélien et l’Ut4M. Une histoire simple qui unit des amoureux de la Nature et de la course à pied en montagne. Une histoire construite sur un respect mutuel et des valeurs communes de partage, de solidarité. Une histoire qui se renforce avec le temps.

- Aurélien, parle-nous de toi, de ce qui t’anime dans la vie, de ce qui t’irrite ?
Ce qui m’anime dans la vie ? Avoir des échappatoires sportives, traverser la forêt avant d'entamer un journée de travail, la solitude et les bruits de la nature, se fixer des objectifs ou des challenges perso même si je ne  communique pas dessus (objectif de temps, parcours…), jouer avec mes filles.
Ce qui m’irrite dans la vie : la bêtise humaine, la pollution, le manque de verdure, les incivilités.

- Autodidacte ou coaché ?
Autodidacte.  Tous mes entraînements sont uniquement basés sur la sensation et l'envie. J'aime bien faire mes propres expériences, quitte à faire des bêtises et apprendre encore et toujours sur moi-même. Se connaître est une des clefs du trail. J'aime inventer des exercices. Des choses qu'on ne voit nulle part, qui sortent de l'ordinaire et surtout être source de motivation et d'idée pour ceux et celles qui me suivent sur Strava. Avoir des entraînements guidés et rythmés par quelqu'un me donnerait l'impression de perdre cette liberté propre à la discipline. 

- En vivant en région parisienne, comment fais-tu pour t’entrainer ?
Je vis et m'entraîne en Forêt de Montmorency dans le Val d'Oise. C'est un beau terrain de jeu vallonné où il est possible de sortir des ratios de l'ordre de 500 D+ au 10 km. Ok nous ne luttons pas à armes égales avec les montagnards notamment en descente. Mais pour des "Parigos" ce n'est pas trop mal ! 

J'utilise beaucoup les trajets de boulot pour rouler ou courir afin de "rentabiliser" le temps mais aussi se déplacer autrement qu'avec du pétrole.
Les 25 bosses, j'aimerais pouvoir y aller plus souvent mais c'est un coup à rester coincé 3h dans un bouchon... non merci ! On oublie ! Je préfère encore me faire une petite virée normande aux Andelys sur les falaises de calcaire.

- D’ailleurs, uniquement course à pied/trail ou entraînement croisé ?
Je suis 100 % pour l'entraînement croisé. Mais encore faut-il en avoir le temps. Il est difficile de faire un trait sur une sortie plaisir à vélo ou en trail pour la remplacer par une séance de PPG :-/ Durant l'hiver je fais plus de musculation pour repartir sur de bonnes bases. J'ai toujours comparé la construction d'un entraînement à celui d'une pyramide. Hors sur la pointe, elle ne tiendra pas debout.
Durant la saison, la musculation est vite effacée par la course à pied. Je m'efforce de placer un peu de renfo, mais pas suffisamment hélas.  
Je fais également un peu de vélo, notamment pour mes déplacements pour aller au boulot que ce soit sur route ou en VTT. Puis quand je commence à en avoir marre de courir, je transfère le volume vers la bicyclette.

- L’alimentation et l’hydratation peuvent avoir un impact fort le jour d’une course, as-tu un régime alimentaire spécifique ?
Pas du tout. Je me fais plaisir et je ne suis pas dans l'excès, enfin je ne crois pas... sauf avec le chocolat ! Là j'avoue que c'est du grand n'importe quoi. J'attache beaucoup d'importance au petit déjeuner qui est mon repas préféré de la journée. Il ne change pas depuis des lustres et je ne m'en lasse pas. Il est bien gras et me tient jusqu'au midi (lard grillé, œufs, fromage, levure de bière…). 

- Tu cours depuis 2010/2011, as-tu vu le trail évoluer ? Et comment tu l’imagines dans quelques années ?
Oui, l'évolution est évidente et sur tous les facteurs. La multiplication des organisations qui ne cessent de croître et j'espère d'ailleurs que cette courbe va stagner voire décroitre dans les années à venir. Trop de choix tue le choix dit l'expression, pour le trail c'est vrai aussi, il n'y a pas un week-end sans événement. Il n'y a pas de saison et échafauder un calendrier tient du coup de maître. Une nette évolution se distingue aussi dans la densité des pelotons, le niveau est indéniablement tiré vers le haut. Le développement des grosses courses à organisation professionnelle est le signe que la discipline est toujours en pleine croissance. C'est un sport en vogue, le nombre de pratiquants ne cesse de croître. Et enfin la multiplication des teams de marques montre un entrain pour la discipline. La seule chose à ne pas évoluer :  les "vrais" professionnels, ceux qui en vivent. Eux restent rares, trop rares. 

- Tu connais l’Ut4M depuis ses débuts, pourquoi l’avoir fait en 2015 ? Et être revenu ensuite ?
Oui, j'étais là en 2015 lorsque l'on ne pouvait "que" faire le Vercors le samedi et la Chartreuse le dimanche. J'aime dire avoir mis ma petite graine dans la naissance de l'Ut4M sur 4 jours.
Le challenge sur 4 jours était la seule à exister en France donc forcément je suis revenu en essayant de briller. L'ambiance y est unique avec ce classement général qui court sur 4 jours. Un petit air de Tour de Grenoble.

- Pour toi, quelles sont les difficultés majeures de l’Ut4M et comment tu les appréhendes ?
Ce qui me reste en tête, le départ de Rioupéroux (KV), il n’est pas facile du tout surtout que c'est la 3e étape et que les organismes souffrent. J’appréhende l’altitude car ce n’est pas mon fort… Au quotidien les difficultés sont les départs, les jambes sont raides et les premières foulées laissent vite présager ce qui se passera les prochaines heures. Perso c'est l'altitude qui me fait peur. Je sais que je dois faire attention passés 1800 m d’altitude…

RECONNAISSANCES

 

MASSIF DE LA CHARTREUSE

Les reconnaissances commencent par ce massif car c’est celui qui est le plus facile d’accès depuis Grenoble ! Différents parcours sont présentés en fonction de la distance et de la facilité d’organisation.

Reconnaissance n°1 : Grenoble / Mont Rachais
Parcours grandement connu par les coureurs grenoblois, il fait partie des incontournables lorsque l’on souhaite faire un petit peu de dénivelé mais sans pour autant prendre la voiture ou les transports. Cet A/R fait 18 km avec 900 m de dénivelé positif et surtout, il permet de fouler les derniers kilomètres de l’Ut4M communs à de nombreuses courses dont l’Ut4M 160 Xtrem. Parfait pour vous entraîner sur la section sprinteur de l’Ut4M 160 Challenge ! Vous avez encore de la ressource ? Vous pouvez aussi longer les crêtes du Mont Rachais et rejoindre la Bergerie.

Reconnaissance n°2 : Grenoble / Fort de St-Eynard
Toujours avec comme point de départ Grenoble, cette fois-ci, le parcours fait environ 30 km avec 1500 m D+. Cet itinéraire vous emmènera sur les hauteurs du fort de St-Eynard où une vue dégagée sur tout le bassin grenoblois se déploie sous vos yeux. À faire aussi bien de jour pour un pique-nique comme de nuit pour la vue mythique de Grenoble by night.

Reconnaissance n°3 : Col de Vence / Grenoble
Cette fois-ci, le départ se fait en hauteur, au Col de Vence, pour un parcours court de 12 km avec seulement 200 m de dénivelé positif… Car tout le reste est en dénivelé négatif ! Droit dans le pentu pour apprendre à courir dans les descentes et à lire le terrain. Pas besoin de voiture en plus !
La ligne de bus 62 (direction Le Sappey en Chartreuse) vous dépose au Col !

Reconnaissance n°4 : Sappey / Grenoble par le St-Eynard
Pour ce parcours, il s’agit d’une reconnaissance totale du parcours de l’Ut4M 20 Chartreuse soit 20 km avec 600 m D+. Vous pouvez ainsi vous préparer au mieux à la dernière grosse section de l’Ut4M 160 Xtrem et également vous entraîner sur la section grimpeur de l’Ut4M 160 Challenge qui se situe entre Pillonière et le fort de St-Eynard.
Le bus 62 passe devant le Musée de Grenoble (notre camp de base) ! Descendez à l’arrêt Le Sappey-en-Chartreuse La Place, vous arriverez en plein cœur d’un village authentique en moins de 30 min.

Reconnaissance n°5 : Saint-Nazaire-les-Eymes / Col de la Faita
Dernière idée de reconnaissance sur le massif de la Chartreuse, cette fois-ci, c’est le début du massif qui est présenté avec un parcours allant de Saint-Nazaire-les-Eymes vers le col de la Faita en aller-retour (20 km et 900 m D+). Ce tracé fait découvrir la montée infernale qui permet d’accéder au dernier massif Ut4M, la Chartreuse.
Vous pouvez vous rendre à Saint-Nazaire-les-Eymes via le bus n°6020, de quoi vous simplifier la vie.

MASSIF DU VERCORS

Premier massif sur la boucle Ut4M : le massif du Vercors, parfait pour continuer la préparation en parcourant le plateau !

Lors du week-end du 8 mai, Cédric, le gagnant de notre jeu concours “Gagnez un dossard Ut4M 160 Challenge avec un séjour de 2 nuits offert par Gites de France” est venu se préparer avec 3 amis dans le Vercors.
Avec un temps splendide et au départ du lieu-dit les Cochettes, tous les 4, accompagnés de Sebastien Accarier, sont montés au Col Vert à la rencontre des bouquetins et des marmottes. Ambiance nature à souhait ! Entouré de murailles, le Col Vert est bien caché dans la falaise rocailleuse mais révèle ensuite une vue sublime sur Grenoble d’un côté et le plateau du Vercors de l’autre. Puis direction le col de l’Arc avec un chemin longeant les balcons du Vercors pour découvrir un panorama sur l’ensemble de ce massif, de St Nizier du Moucherotte à Villard de Lans et les hauts plateaux au-delà de Corrençon-en-Vercors. Magique !

Reconnaissance n°1 : Seyssins / Saint-Nizier-du-Moucherotte
Avec un départ depuis Seyssins que vous pouvez rejoindre en tram (Tram C depuis Grenoble, arrêt Le Prisme), cette reconnaissance permet de fouler les premiers kilomètres de nombreuses courses comme l’Ut4M 160 Xtrem et 160 Challenge ou bien encore l’Ut4M 80 Challenge. Cette section vous fera passer par le célèbre tremplin Olympique de 1968. Pour cet aller/retour, il faut compter environ 22 km et 900 m D+.
Il existe un arrêt de bus sur la commune de Saint-Nizier-du-Moucherotte, pile à mi-chemin entre Grenoble et Lans-en-Vercors, tout près du Tremplin des JO de 1968.

Reconnaissance n°2 : Seyssins/ Moucherotte
Avec toujours autant de facilité d’accès mais quelques difficultés supplémentaires…! Sur ce parcours d’environ 30 km et 1700 m D+, vous pourrez vous tester sur la première section grimpeur de l’Ut4M 160 Challenge située entre Saint-Nizier-du-Moucherotte et le Moucherotte. Arrivé en haut, vous découvrirez un panorama sur d’un côté le Vercors et de l’autre, toute l’agglomération grenobloise ainsi que les 3 autres massifs ut4M et au loin, le Mont-Blanc.

Reconnaissance n°3 : Vif / Col de l’Arc par Saint-Paul-de-Varces
Au départ de Vif, cette fois-ci, nous remontons la dernière partie du massif du Vercors. Cette sortie en aller/retour (26 km et 2000 m D+) est très efficace pour vous entraîner sur les sections grimpeur et sprinteur. Au Col de l’Arc, vous pourrez admirer une vue splendide sur tout le plateau du Vercors. Vous avez encore des jambes ? Vous pouvez courir jusqu’au Pic-St-Michel, soit une rallonge de 3 km et 200 m D+.

Reconnaissance n°4 : Lans-en-Vercors / Moucherotte
Dernière idée de reconnaissance, la découverte du plateau du Vercors ! Avec un départ depuis Lans-en-Vercors, direction le Moucherotte avec la première section sprinteur de l’Ut4M 160 Challenge qui se trouve entre le Moucherotte et le stade de neige. Cette sortie permet de profiter pleinement du plateau tout en optimisant le dénivelé positif (16 km et 700 m D+).
Pour vous rendre à Lans-en-Vercors, la ligne de bus régulière Trans’Isère part de la Gare de Grenoble et monte jusqu’à Lans. Ne vous trompez pas : il faudra prendre la ligne 5110 et descendre à l’arrêt de la Mairie.